— Aile documentaire —
Vingt œuvres, de 1990 à 1971 — ordre rétrograde.
Première collaboration avec Johnny Depp. Scénario de Caroline Thompson sur une idée de Burton. Vincent Price y fait sa dernière grande apparition à l'écran, dans le rôle de l'inventeur. Tournage en Floride dans un lotissement repeint en pastels pour l'occasion. Partition de Danny Elfman avec son célèbre thème choral.
Spin-off animé du film de 1988, diffusé sur ABC entre 1989 et 1991. Burton supervise la genèse visuelle sans réaliser. La série étire l'univers en quatre saisons.
411 M$ au box-office mondial pour un budget de 35 M$. Michael Keaton incarne un Batman sombre et nerveux, à rebours du Batman pop des sixties. Jack Nicholson fait du Joker une icône baroque. Gotham est dessinée par Anton Furst en Art Déco oppressif.
Michael Keaton possédé, Winona Ryder gothique adolescente, Geena Davis surnaturelle. 73 M$ pour un budget de 15 M$. L'univers Burton existe désormais comme catégorie esthétique, rayé noir et blanc, fauves de vert acide.
Épisode de la série anthologie Amazing Stories, sur NBC. Première collaboration avec Spielberg en producteur. Animation cartoon US, palette saturée, chien anguleux dans un salon banlieusard. Donnera une série dérivée en 1993.
Épisode pour la nouvelle mouture d'Alfred Hitchcock Presents, sur NBC. Adaptation d'une nouvelle de Ray Bradbury. Le plus personnel de la période TV : pénombre verdâtre, créature indistincte dans un bocal, climat psychologique épais.
Épisode de Faerie Tale Theatre (Showtime), produit par Shelley Duvall, diffusé le 14 juillet 1986. Avec James Earl Jones (génie), Leonard Nimoy (magicien), Robert Carradine (Aladdin), Valerie Bertinelli (princesse).
Premier long-métrage. Budget de 8 M$, recettes de 40 M$. Paul Reubens propose, Burton accepte. C'est le début de la collaboration avec Danny Elfman, ancien chanteur d'Oingo Boingo, qui ne quittera plus le cinéaste avant trois décennies.
Travaux conceptuels pour Disney. Burton soumet des dessins jugés trop sombres, trop pointus, trop éloignés de la ligne Disney. La plupart sont rejetés et n'apparaîtront pas dans le film final.
Vingt-neuf minutes en noir et blanc, produit par Disney. Un enfant ressuscite son chien à la manière de Frankenstein. Disney refuse de sortir le court avant Pinocchio en réédition. Le studio licencie Burton dans la foulée.
Moyen-métrage produit pour Disney Channel, diffusé une seule fois en 1983 puis quasi-disparu. Casting entièrement japonais, esthétique théâtre de papier. Burton apprend à composer avec ce qu'on lui donne.
Six minutes en stop-motion, noir et blanc. Vincent Price prête sa voix au narrateur. Décors d'inspiration expressionniste allemande : perspectives forcées, ombres démesurées, escaliers tordus. Première œuvre où Burton tient sa langue de bout en bout.
Travaux préparatoires pour le film de Steven Lisberger. Burton participe brièvement comme designer.
Animateur sur le long-métrage Disney. Le style gothique de Burton se heurte à la rondeur du studio. Il dessine pendant des mois des renards qu'il ne reconnaît pas.
Recruté par Disney après le visionnage de Stalk of the Celery Monster. Burton entre dans la maison qui le formera et le recrachera.
Court live-action réalisé à CalArts. Atmosphère Ed Wood / Lynch précoce. Burton joue lui-même dans son propre film.
Le court d'animation de fin d'études qui attire l'œil de Disney. Un dentiste, un monstre céleri, un humour macabre déjà parfaitement composé.
Court d'animation réalisé pendant les années CalArts. Fragments seulement préservés.
Trois ans au California Institute of the Arts grâce à la bourse Disney du programme d'animation des personnages. Burton y rencontre la liberté du dessin et la discipline de l'image-par-image.
Treize ans. Caméra Super 8. Première trace filmée. Parodie d'un genre que Burton ne reniera jamais : les films de monstres en carton bricolé.